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Billy Bob Ndive Lifongo

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Billy Bob Ndive Lifongo
« Oui pour une fédération, mais sur quelle base ? »
En marge de la 4ème édition de la Rentrée culturelle et artistique nationale 2019, la mise sur pied des fédérations par pôle artistiques sont annoncés. Le producteur et réalisateur, Billy Bob Ndive Lifongo donne son point de vue.

Que pensez-vous de l’organisation de 4ème édition de la Rentrée culturelle et artistique nationale ?
C’est une belle initiative mais je suis un peu septique par rapport au résultat final. Nous vivons dans un pays où on tient beaucoup de discours et on travail peu. Depuis des années on organise des initiatives comme celui-ci et à la fin aucune réalisation concrète. Mais le Cameroun c’est le Cameroun, quand le ministère nous appel on vient mener les réflexions scientifique mais après les choses ne se concrétisent pas comme on l’aurait souhaité. On donne les idées sur comment faire pour que le cinéma camerounais marche, parce qu’il ne marche pas du tout. Les cinéastes croupissent dans la pauvreté alors qu’ils ne devraient pas. Le cinéma c’est une profession dont on ne peu s’en passé. Nous aimons le cinéma. Je vis cinéma, je bois cinéma, je dors cinéma
Vous vous plaignez du fait que rien ne marche dans le cinéma camerounais. Alors quelles sont vos suggestions ?
Tout le monde dans ce pays sait ce qui doit être fait pour que le cinéma camerounais décolle et marche. Vous les hommes de médias vous pouvez juste nous aider à présenter ce qui doit être fait, mais les gouvernants et les décideurs de ce pays savent ce qu’il faut faire. Je vous donne juste un simple exemple. Nous faisons des films pour qu’ils soient regardés et non pour les mettre dans nos tiroirs. Mais aujourd’hui les moyens de vendre les films ont changé, on utilise plus les Dvd ce qui implique d’autres moyens qui sont la télévision et internet. C’est pourquoi Nexflix, iroko au Nigeria et Amazon se font beaucoup d’argent. Nous devons pensez comment harmoniser tout ceci au Cameroun. Nous aimons juste regarder comment d’autre fonctionnent sans toute fois copié le bon exemple ce qui est dommage. J’étais scandaliser tout à l’heure que nous sommes dans une conférence en 2019, quelqu’un parle de Dvd. Les plates-formes digitales comme Nexflix, iroko au Nigeria et Amazon sont les lieux de distribution des films et les camerounais ne savent pas parce qu’ils n’aiment pas les choses made in cameroon.
Parlons de la fédération qui est annoncé par le ministère des arts et de la culture et les acteurs majeurs du cinéma. Nous savons que le côté anglophone est assez avancé en matière de production de cinéma. Comment comptez-vous faire ?êtes vous même déjà d’accord pour cette fédération ?
Les camerounais aiment tellement les mots, fédérations, commissions, parce tout ceci c’est de l’agent qui est défalqué. La différence entre le Francophone et l’anglophone dans le domaine du cinéma est que l’homme anglophone ne s’attend pas à la subvention de l’Etat. Si vous mettez même un milliards dans un Fond, Billy Bob ne passera pas là-bas pour prendre l’argent, parce que si je prends par exemple 20 millions pour faire un film, c’est un prêt ce n’est pas don je ne saurais pas combien rembourser. C’est ainsi que le Fodic est tombé en faillite. En ce qui concerne la mise sur pied d’une fédération, je suis un peu divisé parce que çà certains pense c’est la panacée pour guérir les maux de l’industrie du cinéma camerounais. Parce que certains ont lavé les cerveaux des acteurs de cinéma qu’avec la mise sur pied d’une fédération les problèmes du cinéma prendront fin, ce qui est faux. Tant que les camerounais ne consommes pas les produits du cinéma camerounais. Si la fédération est mise sur pied pour faire la police et proposer les lois qui encadrent l’industrie du cinéma je suis d’accord, mais si c’est pour la gestion du cinéma camerounais, c’est un échec à l’avance.
        
Je vais adhérer mais ce sont les fondamentaux de cette fédération qui sont importants. Oui pour une fédération, mais sur quelle base ? C’est sur le fonctionnement que le comité de réflexions qui a été mis sur pied doit s’appesantir. Les anglophones sont un peu septique à la mise sur pied de cette fédération parce que de leur côté ils sont organisé et ont une structure appelé Cameroon Film industry (CFI) qui marche peut être pas en 100%. Cameroon Film industry est la seule structure qui organise le cinéma anglophone au Cameroun, ce qui est différent de la zone francophone où il y’a pas une structure qui gère le cinéma. Chacun crée sa maison de production qui comparait à une industrie. J’ai une maison de production qui est sous le leadership de Cameroon Film industry. Il faut donc que mes frères francophones s’asseyent s’arrangent et forme un bloc. Vous ignorez peut-être, mais il ya deux manière de faire les films. Et le système anglophone est différent du système francophone.

 

Eliane Sara Nématchoua

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