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Cameroun-Fiscalité:Conflits entre agents DGI et agents communaux

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Les réformes en cours dans le cadre de la Décentralisation ne semblent pas créer un climat serein de collaboration car les anciennes habitudes ont la peau dure.

Pour tout le panel de la table ronde organisé lors de la récente la conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du Ministère des Finances, l’argent est certes le nerf de la guerre pour implémenter la décentralisation, mais il serait bien de revoir plusieurs textes afin de les adapter aux processus en cours.

Pour ce faire David Abouem à Tchoyi, l’un des hauts cadres de cette Administration ne s’est pas privé pour déclarer que les textes qui régissent la décentralisation contiennent encore beaucoup de lapsus et d’imperfections, et qu’il était indispensable de faire régulièrement des évaluations contradictoires des charges transférées. Tout en jugeant vraiment très bas le niveau des ressources transférées même plafonnées à 7 milliards de Fcfa mensuels comme prévu en 2020, l’expert souhaite un meilleur accompagnement des agents du fisc de la Direction Générale des Impôts envers les agents du fisc des communes qui collectent -45 % des recettes attendues et maximum 40 % pour les 10 communes les plus performantes. Pour cela la digitalisation devrait être instaurée aux autres taxes communales en dehors des timbres.

MODESTE MOPA FATOUING

Dans la même verve le directeur général des impôts, Modeste Mopa Fatoing, c’est le travail auquel s’attèle la DGI non sans difficultés avec les Collectivités Territoriales Décentralisées car ce sont les communes qui détiennent les listes de leurs contribuables alors que c’est la DGI qui assure le recouvrement. Dès lors naissent des conflits entre les administrations et les acteurs pour des intérêts inavoués.

Or selon le patron camerounais des impôts « la collaboration est nécessaire avec un travail main dans la main pour éviter le piège de la chute des recettes ». Justement Maximilien Nomo de la DGI a montré comment du fait de la digitalisation, les recettes sont allées croissantes depuis 2013, passant de 300 milliards de Fcfa  à 1700 milliards de Fcfa en 2019. Cette augmentation se ressent déjà sur les recettes reversées aux CTD par la DGI. C’est pourquoi Jean Claude Tcheuwa, inspecteur général au Ministère de la Décentralisation et du Développement Local a déclaré que les communes sont déjà prédisposées pour la dématérialisation, d’où la mise en place avec le programme de développement participatif (PNDP) d’un logiciel dédié à la gestion des communes dénommé Sim-Ba, qui peut être relié à celui de la DGI.
Antony DAKA

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