Accueil A la une Désordre Urba...

Désordre Urbain : Les cités en otage

328
0

Les villes camerounaises semblent avoir étés envahies par des extra-terrestres pour qui le respect des normes de bienséance est la chose la moins partagée.

Définition et manifestions

L’étranger qui débarque à Yaoundé venant particulièrement de l’extérieur du pays doit avoir l’impression que nos villes de Yaoundé, Douala ou les autres grandes agglomérations urbaines sont entièrement livrés aux caprices des citoyens et au hasard de la gestion quotidienne. Tellement l’observation ou le vécu donne le spectacle de l’incohérence et de l’anarchie. Cette anarchie est observable tant dans la circulation des usagers de la voie publique sans aucun respect pour la signalisation routière, que dans l’occupation des emprises de l’espace public sans aucun respect des limites. A ces occupations et circulations anarchiques, il faut associer les nuisances sonores, olfactives, visuelles, etc. Dans le cadre de la gestion de l’espace urbain, ces choses observables s’appellent du désordre urbain, qui peut être apprécié selon la provenance ou la position de l’observateur. Ce désordre urbain est synonyme d’incivilité, de violence urbaine, d’expression du mal-être des populations, de la démission des autorités de leurs responsabilités de gestionnaires de la cité.

La situation est devenue au fil des années de plus en plus grave dans les villes camerounaises, dans de rares cas quelques magistrats municipaux constituant l’exception qui confirme la règle. A l’analyse, il apparaît que la gestion spatiale est approximative, la raison étant que les plans d’urbanisation font défaut, car même si beaucoup de cités à l’instar de Douala ou Yaoundé, disent en disposer, ces plans ne sont pas appliqués. Plus grave, quand bien même ils seraient disponibles, ces plans ne sont pas à jour, car réalisés il y a des lustres avec des données qui ne correspondent plus à la réalité d’aujourd’hui.

Le désordre urbain engendré peut aussi être imputable à l’ignorance des citoyens qui n’ont aucune idée des mesures et des dispositions à respecter, la gestion participative de la cité n’étant pas encore la chose la mieux partagée chez nous.

Conséquence, les constructions sont faites loin des normes de gestion des espaces, la gestion des déchets urbains est laissée à la guise des populations.

En somme, le désordre urbain a pris les cités urbaines en otage. Il appartient aux autorités de prendre le taureau par les cornes, afin de libérer les citoyens et améliorer le cadre de vie urbain. A coup sûr, le traitement sera douloureux au regard du niveau de décrépitude du cadre urbain, moral et environnemental où nous nous trouvons.

Poster un Commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de