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Flux financiers illicites : Le Cameroun perd plus de 4000 milliards de Fcfa

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Des organisations de la société civile ayant reçu une subvention de l’union européenne encouragent le débat sur la prévention des atteintes à la fortune publique.

Des « fonds reçus, transférés ou utilisés illégalement », c’est ainsi que sont définis les flux financiers illicites(FFI) par le groupe de haut niveau sur les FFI en provenance d’Afrique. Le dernier rapport de ce groupe révèle que le Cameroun a perdu environ 4 200 milliards de Fcfa entre 2012 et 2013. Presque le montant du budget de l’Etat cette année qui s’élève à 5 212 milliards de FCFA.

L’un des secteurs les plus touchés est celui de  l’exploitation des ressources naturelles extractives et non extractives. Notamment  les minerais et le pétrole. Les causes sont entre autres la corruption, l’évasion fiscale. Selon Francis Simeu, expert en gouvernance à Transparency International, ce phénomène est encouragé par « les institutions bancaires qui protègent les numéros de compte de leurs clients ou alors des responsables qui se cachent derrière les immunités pour se livrer à des actes répréhensibles parfois le blanchiment d’argent,  le financement du terrorisme ou des crimes divers.» Cette situation a un impact négatif sur le développement des Etats. La mise en œuvre de tout programme serait heurté à la corruption, des malversations financières  et par ricochet un mauvais taux d’exécution des marchés publics.

Pourtant des institutions de promotion de la bonne gouvernance existent et sont à l’œuvre. Francis Simeu le problème est que « ces institutions pour la plupart ne sont pas libres. Le cas par exemple de l’Agence nationale d’investigation financière(Anif) dont le budget dépend du ministère des Finances. Dans le texte portant organisation et fonctionnement de l’Anif c’est le ministre qui fixe les honoraires des membres. La Conac, elle est liée à la présidence de la République et ne peut intenter une action judiciaire contre un individu ».

Un consortium d’organisations de la société civile conduit par le Centre régional africain pour le développement endogène et communautaire-Cradec- entend renforcer les capacités sur la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance. Ceci dans le cadre d’un projet  d’une durée de 4 ans intitulé « Renforcement de la gouvernance budgétaire pour la fourniture des services de base durable dans le respect de la préservation de l’environnement. ». Il est soutenu par la délégation de l’union européenne au Cameroun et le Conseil supérieur de l’Etat.

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