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Cameroun : pourquoi les marchés brûlent ?

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Le nombre des victimes enregistrées chaque année suscite des interrogations, des doigts accusateurs pointés et le gouvernement veut comprendre pour anticiper.

Comme c’était le cas pour le marché Congo à Douala le 28 février dernier, le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji a fait une descente au marché Elig-Edzoa dans la Ville de Yaoundé le 7 mars dernier. Juste trois jours après l’incendie qui a ravagé plus d’une centaine de commerces du secteur sept de cet espace marchand. Au nom du chef de l’Etat, Il est allé apporter du réconfort aux sinistrés. Le gouvernement par la voix du Minat a promis d’apporter du soutien aux victimes. Un soutien qui n’a pas tardé puisque le même jour à l’hôtel de ville de Yaoundé, 102 sinistrés ont reçu chacun une enveloppe de 200 mille Fcfa. 29 cas devraient être examinés parce qu’ils ont été déclarés lors de la rencontre entre le Minat et les sinistrés. Paul Atanga Nji a prescrit des mesures pour le cas de décès enregistré. Bien avant l’opération de distribution des fonds, Gilbert Tsimi Evouna, le Délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé a annoncé que ce marché sera construit en matériaux définitifs et les premiers bénéficiaires des espaces marchands seront les victimes du feu dans la nuit du 3 au 4 mars 2019. Le chantier sera lancé d’ici trois mois.

Sauf que Gilbert Tsimi Evouna n’a pas manqué de relever l’indiscipline, l’anarchie observée dans l’occupation des espaces marchands. Pour le délégué du gouvernement, vivre un tel sinistre à trois reprises en l’espace de 2 ans suscite des interrogations. Paul Atanga Nji a évoqué les branchements anarchiques effectués par les commerçants au détriment des agents d’Eneo. Il a profité pour sensibiliser les commerçants sur l’urgence de laisser Enéo faire son travail.

En dépit de ces visions, certains commerçants évoquent des mains criminelles. Selon Madame Founchimi  Adija qui a vu sa boutique consumée á deux reprises,  elle ne comprend pas pourquoi le même secteur du marché a été réduit en cendre le 28 février 2017, le 4 mars 2017 et dans la nuit du 3 au 4 mars 2019. Cette récurrence des incendies préoccupe le gouvernement selon Atanga Nji.

Après cet autre incendie du 24 février au marché Congo où 162 personnes ont été sinistrées, le marché d’Elig-Edzoa a pris le relai. Face à la situation, le secrétaire général à la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh aurait instruit, le secrétaire général des services du Premier d’organiser une concertation avec quatre membres du gouvernement afin de trouver des solutions idoines pour stopper cette vague des incendies.

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