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« Le premier écueil est au niveau du financement »

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Maimounatou Bourzaka. La deuxième édition de la journée du jeune cinéaste, se déroulera le 8 février 2019 au Clac de Yaoundé.  La promotrice de  l’évènement  nous parle du contexte de l’évènement et ses difficultés. 

C’est quoi le concept journée du jeune cinéaste qui est déjà à sa deuxième édition ?

Cet événement annuel s’articule autour de trois activités majeures à savoir: un atelier de formation aux métiers du cinéma, des conférences-débats et bien entendu, la projection de films des jeunes réalisateurs. La Journée du jeune cinéaste est un cadre par excellence de rencontre entre professionnels du cinéma et amateurs, ainsi que le public. 

Qu’est ce qui vous a motivé à mettre se projet sur pied ?

Après avoir vu l’engouement du public et des cinéastes lors de la première édition, je me suis rendue  compte que cet événement a lieu d’être et qu’il est même incontournable. Ceci pour plusieurs raisons. Tout d’abord, c’est un secret de polichinelle, les jeunes constituent aujourd’hui le fer de lance du cinéma camerounais. Il suffit juste de voir le nombre de films qu’ils produisent au quotidien pour s’en convaincre. Au-delà des films, ce sont eux également qui sont distingués de par le monde pour le savoir-faire. A titre d’illustration, Nkanya Nkwai qui a remporté plus de 5 prix à la plus prestigieuse cérémonie de récompense d’Afrique avec son film ” A good time To divorce “; Claye Edou qui continue de porter le drapeau camerounais aux plus hautes sphères avec son film d’animation ” Minga et la cuillère cassée “.

Quelles sont les difficultés rencontrées et quels messages pourrais-tu passer à ceux qui te lisent

. Le premier écueil est au niveau du financement. Pour le moment, je n’ai pas encore de partenaire qui finance les activités. Il n’y a que le Clac qui nous accompagne. J’invite d’abord tous les cinéastes à adhérer au projet et à s’associer à l’évènement.  Le Cameroun regorge de génies qui n’attendent qu’à être mis au devant de la scène. J’invite aussi le public à soutenir les cinéastes locaux. C’est grâce au public et aux mécènes que Nollywood est devenue cette puissante industrie admirée et adulée de tous.

Qui est Maimounatou Bourzaka

Maimounatou Bourzaka peut se présenter aujourd’hui comme l’ambassadrice du cinéma camerounais. Après avoir flirté avec ce secteur durant plusieurs années, notamment dans le cadre du festival Écrans Noirs, je me suis rendue compte que le cinéma est orphelin et manquait de plateforme de promotion et de diffusion. C’est à cet effet que j’ai initié  la Journée du jeune cinéaste.

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