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Menaces sur le Dja : Sud cam se conforme

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L’entreprise agro-industrielle a promis de suspendre certaines activités  autour de la Réserve de la Faune du Dja et du tri national de la Sangha dont la valeur universelle exceptionnelle était menacée.

L’Etat de la Réserve de faune du Dja et le Tri national de la Sangha, deux biens naturels du Cameroun classés sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco préoccupe. Les activités de l’agro industrielle Sud Cameroun Hévéa  S.A à proximité de ces sites ont été identifiées comme menace à la valeur exceptionnelle de ces biens. Notamment la déforestation en vue de l’extension des plantations industrielles.

« Une mission de conseil de l’Unesco sur la Sudcam a conclu que l’étude d’impact environnemental et social de la plantation de caoutchouc ne répond pas aux normes requises pour un projet citoyen d’un bien du patrimoine mondial », relève Christophe Mbida, directeur du patrimoine au ministère des Arts et de la Culture au cours d’une audience accordée aux responsables de Sudcam par le ministre Pierre Ismael Bidoung Mkpatt.

En réaction l’équipe de la Société de développement de Caoutchouc camerounais (SDC) dont Sudcam en est une filiale indique que depuis le mois de mai 2019, un travail est en cours avec une ONG afin de mener une étude sur l’écart entre les normes internationales visées et celles du Cameroun en vue de réajuster leur étude d’impact. Mais qu’à cela ne tienne l’agroindustrielle se dit prête à tout mettre en œuvre pour conserver les sites. « Nous allons d’abord arrêter toute déforestation. C’est une perte sèche de 25 000 hectares que nous allons arrêter de développer. Nous avons déjà pris contact avec le ministère des Forêts pour la mise en exploitation de cette partie de la forêt dans le cadre du développement de l’écotourisme mais les démarches sont en cours pour que tout soit fait dans le meilleur cas qui peut profiter aussi bien au gouvernement qu’aux populations », a rassuré Roger Mvondo Nko’o chargé des Relations publiques à la SDC.

En outre sudcam s’engage à mettre en œuvre les normes d’entreprise responsable en promouvant l’auto emploi. « Les fonds qui étaient destinés au développement de la plantation agro industrielle seront réorientés pour la mise en place d’un vaste programme de plantations villageoises qui visent 113 000 familles pour un total de près de 27 000 hectares de plantations associées aux cultures vivrières et à l’élevage ». A déclaré Roger Mvondo Nko’o.

Le sujet sera sur la table de la 43e session du comité du patrimoine mondial qui se tiendra à Bakou, en Azerbaidjan du 30 juin au 10 juillet 2019.

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