Accueil Gouvernance Prévention ro...

Prévention routière : La Gendarmerie nationale à l’épreuve du trafic d’influence

954
0
10 Partages

De nombreux usagers tentent d’utiliser leurs pouvoirs pour intimider les agents aux barrages de contrôle.

Sur la nationale N° 4, la route reliant Obala à Bafoussam en passant par Bafia, le « béret rouge » est à l’œuvre. De nombreux agents sont en détachement à plusieurs postes afin de garantir la sécurité des usagers. Des contrôles de routine y sont menés et personne n’y échappe, même pas les voitures immatriculées CA.

« Les véhicules administratifs n’échappent au contrôle de la prévention routière. Lorsqu’ils arrivent dans un barrage, nous les interpellons, nous vérifions s’ils ont une carte grise spéciale, s’ils ont un ordre de mission. Nous contrôlons s’ils ont l’autorisation de circuler etc. Lorsqu’un véhicule répond à ces critères nous échangeons les civilités et nous le libérons. Mais lorsque le véhicule ne répond pas à ces critères, nous l’immobilisons et nous rendons compte à la hiérarchie », explique le lieutenant Daniel Mebovinz, à la compagnie de Bafia.

De même que pour les contrôles de routine, tous les usagers sont soumis au même traitement quels que soient leurs grades et répondent de leurs actes quand ils commettent les infractions. Un travail qui n’est pas toujours facile, nous dit le lieutenant Eric Nana Kapya, en poste à Bilik-Bindik. « Il y en a  qui refusent de s’arrêter, d’autres s’arrêtent et nous profèrent des menaces. Parmi ces usagers, nous constatons des  militaires dans certains véhicules civils, utilisés comme des chauffeurs qui nous disent presque tout dans le sens de vouloir de nous intimider ».

Mais la Gendarmerie ne cède pas. «  Les principales consignes que le commandement nous donnent lorsque nous descendons pour les missions de contrôle sont de garder la maîtrise de soi. Quand un usager veut exercer le trafic d’influence, ça laisse le gendarme totalement indifférent, nous gardons notre sang froid et nous faisons uniquement notre travail », précise le lieutenant Daniel Mebovinz.

Les infractions les plus récurrentes sont les surcharges et le non-respect de la limitation de vitesse. Les contrevenants  doivent payer 25 000Fcfa d’amende, une somme qui sera reversée au Trésor public. A défaut, ils sont entendus sur procès-verbal qui sera transmis au procureur de la République. Mais la prévention routière ne se résume pas à la répression. Les agents sensibilisent également le plus grand nombre sur l’intérêt d’adopter un comportement responsable sur la voie publique, de même que d’autres actions préventives tel que l’explique le lieutenant-Colonel Jean Pierre Otoulou, chef d’Etat-major de la légion du Centre. « Quand un chauffeur va de Yaoundé la tension est encore faible et à mi-chemin, elle change, donc parfois nous demandons à un véhicule de marquer une minute d’arrêt pour relancer la courbe de la tension et ça permet au chauffeur d’amener les passagers à bon port ».

Les usagers sont appelés à composer le 1501, numéro gratuit, s’ils estiment avoir subi un quelconque abus des gendarmes en service.

10 Partages

Poster un Commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de