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Prix Orange du livre : Une camerounaise sur le toit de la littérature africaine

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Djaïla Amadou Amal est montée au podium devant les autres 5 candidats de quatre nationalités différentes arrivés en finale.

Certes beaucoup d’acteurs de l’ombre savaient déjà que la Camerounaise pourrait décrocher le prix, mais la solennité avec laquelle le jury du prix Orange du Livre en Afrique a dévoilé le résultat, n’a laissé aucun invité assis. Le nom de Djaïla Amadou Amal a suscité l’euphorie du public et une salve d’applaudissements parce que le jury a d’abord critiqué la qualité de l’édition du livre qui propulse l’auteur. Mais le contenu de « Muyal, les larmes de la patience » a marqué la dizaine des membres du Jury venant de différents pays africains et d’Europe. Une histoire que Djaïla Amadou Amal a personnellement vécue. La Camerounaise d’origine Peuhl interpelle la société sur la condition de la jeune fille musulmane victime de mariage précoce, d’abus sexuels, de sous scolarisation, d’excision, etc. Elle a décidé de s’engager dans l’écriture pour faire entendre la voix des sans voix.

Aujourd’hui son message est lu au-delà de son pays et de l’Afrique. Elle entre dans l’histoire comme la première à décrocher le prix Orange du Livre devant le Marocain Youssouf Amine avec son livre intitulé « Même pas mort », l’Ivoirien Pierre Kouassi Kangannou et son œuvre « La rue 171 », Salifa Louafa du Maroc et son livre « Chairs d’argile », Khalil Diallo du Sénégal et son roman « A l’orée du trépas » et le Tunisien Yamen Manai et son œuvre « L’amas ardent ». Chacun de ces auteurs rêvait de décrocher la prime de 6, 5 millions de Fcfa et de voir son œuvre bénéficier d’une promotion internationale telle que promise par la Fondation Orange, organisatrice du prix Orange du Livre.

Pour la première édition organisée en terre camerounaise, le président de la République du Cameroun était représenté à la soirée de récompense le 22 mai dernier par le ministre des Arts et de la Culture, Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt. Le Minac au nom du chef de l’Etat a remis le prix à l’heureuse gagnante du jour.

Cependant, le Minac a émis le vœu que d’autres entreprises implantées au Cameroun mettent en place des fondations comme celle d’Orange. A la Fondation Orange, il a souhaité qu’elle fasse du livre un véritable miroir d’actions culturelles sur le continent. A cet effet, Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt a rassuré que le gouvernement camerounais apportera toujours sa contribution au rayonnement du livre en Afrique.

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