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Production et distribution musicales : Universal Music Group prospecte au Cameroun

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L’année dernière déjà, cette maison signait un contrat de production avec deux artistes camerounais, ce mois de Juin 2019 c’était le tour d’autres artistes.

Un communiqué de presse Universal Music Group a annoncé la signature d’un contrat entre ce major et Empire Compagny, la maison de production de l’artiste camerounais Pit Baccardi. Ce contrat stipule, selon le communiqué, que les artistes Charlotte Dipanda, Magasco, Pit Baccardi, Mimie et Minks rejoignent Universal Music Africa (Uma) dans le cadre d’un contrat signé avec le label Empire Company à Paris en présence d’Olivier Nusse, président du directoire de Universal Music France.  C’est quelques jours après qu’on apprendra qu’il s’agit d’un contrat de Licence (édition + distribution), c’est-à-dire que désormais, Uma va s’occuper  de la distribution de leur musique dans le monde sur différentes plateformes, et de la collecte des droits d’auteurs et droits voisins liées à l’exploitation des œuvres de ces artistes. Leurs produits seront fournis par Empire à Uma, qui est un peu comme le démarcheur. Label garant de la production, la vente et la diffusion des produits et autres formes d’exploitation de ces artistes (ou leurs labels) qui, eux aussi dealent avec Empire.

Un contrat qui, pour certains professionnels de la musique présente des inconvénients. « D’abord, ce sont des contrats très contraignants. Je ne suis pas sûr que la contrepartie soit bénéfique à l’artiste.  Aujourd’hui en Europe, il y a un courant qui va à l’encontre de ces grandes maisons de disques qui parfois pratiquent une sorte de dirigisme sur la créativité des artistes sans qu’ils ne reçoivent quelque chose en termes de parité qui puisse leur permettre de s’épanouir et se dire « j’ai fait le choix d’aller en major ». Mais maintenant, quelles sont les dispositions qui sont prises  dans  ce contrat pour que les artistes trouvent leurs comptes ? Je présume que ceux qui ont signé là-bas doivent être heureux d’avoir signé. Mais pour moi ces contrats ressemblent très souvent à des miroirs aux alouettes où on n’a pas l’impression que l’artiste trouve son épanouissement en allant dans les majors ». Ainsi analyse Serge Maboma, artiste musicien.   Pour Atome, rappeur et bloggeur, il y a des artistes qui se sont retrouvés pris au piège par ces contrats. « L’obstacle sera pour beaucoup d’être véritablement consommés à l’international. Si un artiste n’a pas un écho retentissant, il perdra. Pourquoi ? Parce qu’avant Uma et Empire si tu étais distribué sur un champ de 1 000 000 de consommateurs, ton champ reste, mais leur pourcentage entre d’abord. Une part de leurs royalties est officiellement pour l’éditeur. Vous ne pourrez plus faire de live Facebook avec leurs chansons et bizarrement ce ne sera pas à leur avantage étant donné notre marché ».

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