Accueil A la une Projet Pulci ...

Projet Pulci : Première simulation grandeur nature

1246
1

Le Projet de lutte contre les inondations dans la vallée du Logone a testé le niveau d’appropriation par populations et autorités de la zone des bonnes pratiques d’urgence contenu dans le plan de contingence élaboré.

Les gestes de sauvetage ou de premiers secours, les premières réactions ou le bon timing dans les réactions en cas de sinistre ou de catastrophes, sont les premiers éléments concourant à la réduction des risques, la limitation du désastre et à la bonne prise en charge des sinistrés en cas de catastrophe. La zone de la vallée du Logone, surtout dans la partie traversant le département du Mayo Danay était devenue une zone à risque majeur depuis les inondations meurtrières de 2012. En effet dans cette zone, le fleuve Logone en saison de pluies connait des crues, lesquelles inondent les villages situés sur ses berges d’une part, et d’autre part déverse son trop plein également dans le lac artificiel de Maga qui à son tour déborde et les eaux noient tous les villages de la zone. En réponse à la crue meurtrière de 2012, le gouvernement sollicite la Banque mondiale qui l’aide à mettre en place un projet pour lutter contre ces crues. Il s’agit à travers le Pulci de construire des digues le long du fleuve Logone, le long du Lac de Maga afin d’empêcher les inondations en saison de pluies. C’est à cet effet que plus de 100 km de digues ont étés construites, des infrastructures d’accompagnement également édifiés, des équipements divers acquis. Concomitamment, les populations, les autorités administratives, militaires, traditionnelles, les associations diverses ont étés formées pour parer et réagir en cas de catastrophes, ceci dans le canevas d’un plan de contingence qui a été élaboré.

C’est pour éprouver le travail mené depuis trois ans au moins dans le cadre du plan de contingence, qu’un test grandeur nature baptisé « Kurdi » c’est-à-dire assurance, sérénité ou sauvetage en langue Mousgoum a été mené hier. La simulation était placé sous la houlette du capitaine Georgino Houessou, expert des Nations Unies pour les catastrophes et les sauvetages et responsable de l’agence. Sous un soleil de plus de 42o, la simulation en conditions réelles a porté sur les réactions liées à des incendies sur des cases témoins, des cas de sauvetage de noyés réalisés dans le lac de Maga, d’assistance et de prise en charge de blessés et des populations sans domicile suite à l’écroulement de leurs logement, de survenu des cas de choléra.

La simulation qui a mis en exergue la survenue concomitante de plusieurs types de catastrophes au même moment a rendu plus difficile l’exercice et ceci à dessein, afin de mesurer la réaction des acteurs de la chaine. La chaine constitué des populations sinistrés avec leur comité d’alerte locaux qui doit informer le comité d’arrondissement avec à sa tête le sous-préfet, ce dernier qui doit à son tour saisir le comité départemental avec sa tête le préfet, lequel informe le Gouverneur. Les membres du comité local en prenant les premières initiatives des secours seront rejoints par le sous-préfet et son équipe qui viennent appuyer et coordonner les actions en évaluant la situation et prendre premières mesures. Cela peut être d’une part le recensement des sinistrés par famille, par sexe, par âge et d’autre part les solutions de recasement, de prise en charge sanitaire, de prise des textes règlementaires de divers ordres, etc. La situation évaluée est communiquée en temps réel au préfet et à son comité département qui à son tour apprécie la qualité des mesures prises, donne des instructions avant de descendre lui-même sur le terrain apprécier de visu et réconforter les populations. La simulation est close avec la descente sur le terrain du gouverneur de la région, rôle tenue ici par Midjiyawa Bakari en personne, ceci là l’instar de tous les autres acteurs dans leur rôle réel au quotidien.

Au final, satisfaction pour Georgino Houessou qui a dit avoir noté dans l’ensemble une réelle appropriation des éléments théoriques du plan de contingence élaboré par les différents acteurs impliqués. Quelques soucis de coordination et de timing certes, mais ceux-ci font partie des aléas de telles situations selon l’expert Onusien et seront corrigés afin d’actualiser le plan de contingence. C’est le travail auquel se sont attelés les participants à la simulation le second jour à travers une séance de restitutions critiques et de contributions constructives.

1
Poster un Commentaire

avatar
1 Fils de commentaires
0 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
0 Auteurs du commentaire
Auteurs de commentaires récents
  S’abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
trackback

[…] Projet d’urgence de lutte contre les inondations (Pulci), financé par la Banque mondiale et implémenté dans quatre arrondissements du département du […]