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Santé : Les enjeux de la couverture universelle

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Une structure qui n’a pas un plateau technique adéquat ne pourra pas être accrédité selon Dr Bidjogo Atangana, ADG de la Fondation Ad Lucem au Cameroun.

De pied ferme, les camerounais attendent la couverture santé universelle (CSU). Pour le Dr Théodore Bidjogo Atangana, elle est une vraie opportunité pour les hôpitaux et pour le développement.

Cependant, la CSU aura des exigences qui vont imposer une prise en charge adéquate des patients. Selon l’ADG de la Falc, la CSU va accorder les accréditations aux structures sanitaires et au personnel de santé. S’agissant des structures, il faudra avoir un plateau technique adéquat pour mériter une accréditation. Si tel n’est pas le cas, les prestations de cette formation hospitalière ne seront pas remboursées et comme conséquences, les malades ne pourront plus les fréquenter.

Du registre de l’accréditation du personnel à CSU, il faut être inscrit à l’ordre professionnel concerné, être compétent, faire régulièrement la formation continue pour mettre à jour ses connaissances. Selon le Dr Bidjogo Atangana, la compétence est devenue une exigence éthique. « Les prestations d’un personnel non accrédité ne seront pas remboursées et les malades ne viendront plus à sa consultation ou pour les soins » mentionne t-il.

Au regard de ces quelques exigences sur la CSU, il se dégage que plusieurs acteurs sont interpellés. D’abord les malades. Ils devront avoir des accréditations qui leur permettront de se diriger vers des formations sanitaires accréditées. Et pour qu’une formation soit accréditée, elle devra faire l’objet d’un audit mené par un ordre professionnel. Ces structures hospitalières verront leurs prestations remboursées par un mécanisme que l’Etat devra mettre en place.

Force est de constater qu’il faudra mobiliser d’importantes ressources financières pour mettre en synergie tous les intervenants à la CSU pour qu’elle ne soit pas clignotante. Déjà au sujet de la gestion de cette CSU, les tractations ont commencé. La Caisse nationale de prévoyance sociale qui est une structure publique de l’Etat et gère les cotisations sociales des travailleurs de son porte feuille se positionne comme un interlocuteur majeur de la CSU.

Cependant, il y a des sociétés d’assurance au Cameroun qui ont signé des partenariats avec des hôpitaux au sujet de l’assurance maladie de leurs assurés qu’il faudra prendre en compte. L’Etat qui devra mobiliser les ressources nécessaires à la CSU doit tenir compte de ces paramètres et surtout protéger le malade.

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